Brûlures

La principale cause est lorsque le caméléon s’approche trop près de son point chaud.

Les brûlures thermiques sont des traumatismes physiques très courants en herpétologie. Les reptiles ne semblent pas avoir le réflexe de se soustraire d’une source de chaleur excessive même s’ils sont brûlés très sévèrement. Elles surviennent en captivité lorsque l’animal se plaque contre les lampes ou les câbles chauffants du terrarium.

Les brûlures de premier degré sont superficielles et ne concernent que l’épiderme. Elles se manifestent par un érythème, une douleur, une décoloration de la peau et des écailles soulevées.
Les brûlures de second degré sont caractérisées par une destruction totale de l’épiderme et par une bûlure plus ou moins sévère du derme. Elles sont associées à un oedème sous-cutané et un suintement de la peau au niveau de la plaie.
Les brûlures de troisième degré sont liées à une destruction totale de la peau, de son innervation et de sa vascularisation.

Des soins médicaux professionnelle immédiat doivent être recherchés auprès d'un vétérinaire qualifié :

  • En cas de brûlure de premier degré récente il convient d’appliquer des compresses d’eau froide, jamais glacée, sur les plaies. Si des phlyctènes se forment, il convient de les préserver car elles constituent une exellente barrière naturelle contre les infections. Lors de rupture de ces ampoules, un nettoyage soigné de la plaie au savon de Marseille ou à la polyvidone iodée savon (BETADINE SAVONND) doit être réalisé.
    La zone lésée est ensuite recouverte de pommade cicatrisante (type TULLE GRASND, BIAFINEND, DERMAFLONND).
  • Lors de brûlure de second ou de troisième degré, il convient d’entreprendre très rapidement un traitement antibiotique (avec de la céfalexine à 20 mg/kg de poids corporel par jour ou avec de l’enrofloxacine à la dose de 5 à 10 mg/kg de poids corporel et par jour).
  • Si l’animal est léthargique et bradycarde il est conseillé de mettre en place une fluidothérapie à base d’une solution à volume égal de chlorure de sodium à 0,9 % et de glucose à 5 % à raison de 20 à 40 millilitres par kilogramme de poids corporel et par jour. Une corticothérapie à action immédiate est également indiquée (exemple : succinate sodique de prednisolone, SOLU-MEDROLND à la dose de 5 à 10 mg/kg de poids corporel) [FRYE (1991a)]. »

Vous devez bien sûr réajuster votre éclairage.

Source : Fany JUNIUS-BOURDAIN